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École Supérieure des Beaux-Arts de Nantes Métropole - ESBANMFranklin Azzi Architecture

Choisir d'ouvrir, apporter de la lumière à la future école supèrieure des Beaux-arts en faisant tomber les murs ..

Description

Au cœur du quartier de la Création, je m’arrête devant le site des anciennes halles Alstom, qui accueillent aujourd’hui l'école supérieure des Beaux-Arts de Nantes… L’immense charpente métallique d’origine est conservée et elle est recouverte par une enveloppe transparente.

Depuis l’extérieur, je peux voir les étudiants travailler dans des ateliers et j’entre dans ce bâtiment baigné de lumière naturelle, et je découvre à l’intérieur un système bâtiments en « poupées russes » organisé autour de l’avenue centrale.

Galerie

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  • Architecte : Franklin Azzi
  • Maître d'ouvrage : Nantes Métropole
  • Artiste associé : Bureau Bas Smets
  • Statut du projet : Achevé
  • Surface : 9300m²
  • Date de livraison : 06/01/2017
  • Coût des travaux : 18,9 M€
  • Mise en lumière : Non
  • Matériaux principaux :

    Charpente métallique

    Dalle béton

    Façade bois

    Menuiserie aluminium

    Bardage onduline

  • Visitable : Oui

Le Regard de l'Architecte

 

Texte de Delphine Desveaux pour la Monographie « In&Out » de Franklin Azzi Architecture 

 

Hier symbole du déclin industriel, l’île de Nantes est devenue celui de son renouveau grâce à un vaste projet urbain d’envergure.  Au sein de ce territoire, derrière le palais de justice de jean nouvel, le quartier de la création doit faire émerger un nouvel axe de développement au carrefour de la culture, des technologies et de l’économie. Confortant la vision synergétique et ambitieuse de la ville, l’installation de l’école des beaux‑arts dans l’ancien site Alstom redonne vie à ce territoire industriel. En 2011, Franklin Azzi architecture remporte deux consultations : la première portait sur l’aménagement urbain du site, la seconde, sur la réalisation de l’école des beaux-arts.

 

Franklin Azzi conserve les structures métalliques de ces gigantesques halles. Respectueux du « d.j.‑l. », le projet s’appuie sur les qualités intrinsèques du site mais cette approche patrimoniale n’en est pas moins radicale : elle ne conserve que les structures métalliques pour porter une enveloppe transparente. Afin d’atteindre les performances énergétiques et thermiques attendues, les deux peaux sont parfaitement dissociées. La première, un parapluie en polycarbonate, gère les eaux pluviales et l’apport de lumière naturelle ; la seconde, enchâssée dans chaque halle à la manière des poupées russes, est une enveloppe thermique à l’intérieur de laquelle vient se glisser le programme de l’école des beaux-arts. Laissée apparente, la structure métallique répond ainsi à la réglementation incendie tandis que l’autonomie des « boîtes » vis-à-vis de l’enveloppe répond aux normes sismiques. À l’intérieur, les halles se décomposent en trois secteurs : recherche post‑dipl.me, gestion administration, enseignement théorique et séminaires. Ouvertes, réorganisées et reconnectées, elles révèlent l’identité des programmes, participent à la cohésion urbaine et favorisent un vivre‑ensemble à l’échelle humaine. Se refusant à tout effet gesticulatoire, cette solution ne se contente pas de privilégier l’économie de moyens, elle libère des espaces qui seront, à n’en pas douter, des zones d’expression d’une grande souplesse pour les étudiants et la vie du quartier. Cette capacité d’adaptation garantit la pérennité de ses usages. 

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